La critique du monde passe avant tout par l'introspection.
Car

Est il raisonnable de juger les autres si je/tu n’avons pas fait le ménage en notre être, ni ajusté nos pensées et nos actes à ces valeurs ou à ce bien que nous prétendons défendre ?

N’est il pas ridicule, voire abject, ceci n’est qu’un exemple parmi des milliers d’autres, de dénoncer l’assassinat d’enfants dans les mines de coltan si nous-mêmes achetons et utilisons un téléphone portable.


Voilà, … j’arrête là l’autocritique, pour embrayer sur une autre pensée, connexe.

Je croise plein de gentils, des gens généreux, mais qui hélas, pour survivre, ou pour rester intégrés
dans la société, acceptent d’être complices d’un contrat social tout sauf contractuel mais qui n’est factuellement qu’un pousse au crime généralisé.

Ne voit on pas des non-violents qui travaillent dans l’industrie de l’armement ? C’est qu’il faut bien vivre, dit le mouton salarié qui aiguise des couteaux dans l’usine dont le loup est actionnaire.


Quand tout ce qui est vital, de l’alimentation au droit au salaire,
et tant d’autres choses, quand tout conduit à l’obéissance et donc à la complicité, il me semble impossible de dénoncer la nature humaine comme abomination terminale de l’évolution de la vie sur terre, car précisément, ce qu’il y a de meilleur en nous est inhibé, voire interdit de pleinement s’exprimer.

J’ai parfois écrit que l’art de la mafia est de se rendre nécessaire pour ses victimes.

Mais faut il vraiment parler de mafia ?
Y a-t-il un aspect technique plus sournois que la trahison des élus, plus dangereux que la rapacité des banquiers, plus tordu que les faux journalistes ?

Le hiérarchisme, le concept d’État, le verbe avoir, autres choses ?
Je nous laisse y réfléchir ( j’ai ma ptite idée, next time may be … )


Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog